dimanche 10 juillet 2011

Marche de soutien à la grève des salariés du SAMU SOCIAL.

Une marche de 300 personnes, à l'appel des salariés du SAMU social de Paris, soutenue par de nombreuses associations, avec la participation d’Albert Jacquard et Mgr Jacques Gaillot, Présidents d'honneur du DAL et de nombreuses familles sans logis ou à l'hôtel s'est déroulée cet après-midi. Le mouvement va continuer sans doute dans les prochains jours.
*La guerre aux pauvres s'intensifie :* *nous ne crèverons pas de la rue ! *

*L’État vient de décider de réduire les hébergements hôteliers pour plusieurs milliers de sans logis, familles avec enfants, femmes,malades, handicapés, jeunes, personnes âgées, migrantEs, avec ou sans papiers, françaisEs, chômeurs, salariés pauvres, personnes expulsées de leur logement, tous et toutes, à commencer par les plus vulnérables sont frappés par cette décision qui fera économiser quelques dizaines de millions d'Euros à l’État.

*Laisser une personne dans la rue c'est la condamner à mort :
*Ainsi, vivre dans la rue, face au stress, la violence, la dureté des conditions de vie ou du climat, l'abaissement moral, l'addiction l’alcool, c'est vivre deux fois moins longtemps que les humains logés.
L'âge moyen de décès d’un E sans abri est de 45 ans, alors que les hommes vivent jusqu'à 84 ans en moyenne en France et les femmes 90 ans.

*L'État hors la loi :
*Une circulaire du préfet vient expliquer au SAMU social qu'il ne doit plus porter assistance à la plupart des sans logis, y compris les plus vulnérables. Or cette décision est illégale, et contredit le Code de l'action sociale. C'est la raison pour laquelle nous avons saisi le conseil d'Etat et que nous demandons le retrait de cette circulaire et la mise en œuvre de l'obligation d'accueil inconditionnel qui pèse sur l'État.

*Sur fond de campagne électorale, la guerre aux pauvres s'intensifie :

*Sur fond de conflit de compétences sur l'hébergement , qui incombe d’abord à l'État mais aussi, en ce qui concerne les familles avec enfants, aux Conseils généraux (au titre de l'Aide Sociale à l'Enfance),cette décision justifiée par des économies de « bouts de chandelle »,est sans commune mesure avec les conséquences dramatiques sur des humains vulnérables, frappés par la crise et les mauvaises politiques du logement , a peut être d'autres objectifs : stigmatiser et criminaliser
les plus précaires, encourager les raisonnements xénophobes, à des fins électorales.

*Résistons tous ensemble, ...
*La grève des salariés du SAMU social, en solidarité avec les « sans »est un acte créateur. Des sans logis, des hébergés dans les hôtels, des mal-logés, des DALOs laissés pour compte sont solidaires et participeront à cette marche et aux initiatives à venir.

Des associations et des organisations soutiennent le mouvement.
Même si c'est l'été, il y a encore de la force et de l'énergie pour lutter et résister à la guerre aux pauvres engagée par le Gouvernement,les riches, les banques et les spéculateurs qui le soutiennent. Tous ensemble nous avons gagné contre l'article 32 ter A, qui autorisait les
Préfets à expulser, en 48h et sans jugement, les occupants d'habitats non conformes au code de l'urbanisme, et de les détruire. Sans abri,camps de mal logés en lutte, Roms, Voyageurs, habitants de quartiers auto construits dans les DOM TOM ou habitants de yourtes ou tipis étaient menacés. Le Conseil constitutionnel l'a censuré. C'est une victoire qui a de nombreuses conséquences.


*... Pour que l'État applique et respecte les lois:

*- Retrait immédiat de la circulaire SAMU social
- Rétablissement des crédits suffisants pour héberger toute personne à la rue, dans des logements plutôt que des hôtels de marchands de sommeil
- Application et respect de la loi DALO et de la Loi de réquisition
- Arrêt des expulsions sans relogement
- Baisse immédiate des loyers, des charges et sanctions contre spéculateurs

*Un toit c'est un droit ! *


DAL est un syndicat des mal logés et des sans logis, qui lutte depuis 20 ans pour que le logement devienne un droit concret et appliqué.
Des dizaines de milliers de familles et de ménages ont été relogés grâce aux action de l'association : campements, manifestations, occupations,réquisitions ...de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à ce combat vital. Des avancées ont été obtenues, mais la cupidité des
milieux de l'immobilier et du logement soutenus par les politiques publiques freine considérablement la réalisation de cet objectif.

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**CONTACT : Droitaulogement.org -- 01 40 27 92 98 -- 01 42 78 28 00 --
24 rue de la Banque Paris 2e
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