Une soixantaine de personnes, ce matin, pour soutenir les familles mal logées ou sans abri.
Pour exprimer leur solidarité, mais aussi pour dire leur refus de la misère, et réclamer la mise en place du droit au logement pour tous.
Des militants ont pris la parole, pour rappeler qu'ici-même, des familles avec enfants, dorment dans la rue, d'autres sont trimballées d'hôtel en hôtel. D'autres encore passent des journées entières à composer le 115, sans réponse.
Pourquoi? Parce que le nombre de places d'hébergement est manifestement insuffisant, que le nombre de logements sociaux est lui aussi insuffisant, et que les destructions massives n'arrangent rien.
Les manifestants ont interpellé l'Etat qui ne remplit pas son rôle en ne respectant pas ses propres lois, puisqu'il est incapable de reloger toutes les familles reconnues prioritaires au droit au logement opposable.
Ils ont interpellé le Conseil général qui n'accorde que quelques nuitées d'hôtel à des familles avec des enfants mineurs, alors que la loi lui fait obligation d'héberger ces enfants.
Ils ont interpellé les mairies qui ne respectent pas leurs quotas de logements sociaux.
Les participants exigent :
-Le gel des expulsions sans relogement.
-La prise d'un arrêté anti expulsions par toutes les communes, comme à Limay.
-La prise en compte sérieuse des besoins en hébergement afin de créer les places nécessaires, et que le recours à l'hôtel soit une exception.
-La création de logements-passerelles pour aider les familles déjà accablées par la crise à se reconstruire.
-La construction massive de logements sociaux.
-L'application de la loi de réquisition.
-Le respect de la loi SRU sur le logement social par toutes les communes concernées.